L’être Souverain

/ 15/12/2019 /



Acte 1 : Souviens-toi de qui tu es
Longtemps j’ai été une victime. Victime de ma propre naissance, victime de mes parents… De la société, des normes et des traditions… Victime de mes besoins… Victime de l’état.
Travailler, souffrir, vieillir et mourir. Notre vie ne serait donc que ça ?
Moi, pauvre créature impuissante et vulnérable, je ne suis que le fruit du hasard tentant de me faire une place sur cette terre hostile et tentant désespérément de trouver un sens à mon existence. La religion qui nous promet le paradis après la mort, la philosophie qui nous fait accepter la mort et la science qui tente de repousser la mort… Au final, tous nous mènent à la mort. Je serai encore une fois victime… Victime de ma propre mort.
Pourtant, depuis toujours, j’entend au fond de moi cette voix qui ne parle pas fort mais qui dit clairement : tu n’es pas cela.
Alors qui suis-je ? Si je ne suis pas victime, suis-je donc le seul responsable de tous ce qui m’arrive ? Je ne peux l’accepter ! Il doit forcément y avoir une force, une volonté « extérieure » qui orchestre tout ! Je ne sais pas moi… Dieu ? Le diable ? La société ? Le gouvernement ? Je ne peux tout de même pas être à l’origine de tout mes malheurs !
- Souviens-toi de qui tu es.
Encore cette voix…
- Tu es bel et bien responsable de tout tes malheurs. Mais tu es aussi responsable de ton bonheur.
Comment ça ? Tu veux dire que c’est moi qui aurais provoqué tout ces évènements ?
- Tu ne les as pas provoqué. Tu les as tout simplement créé.
Pourquoi j’irais donc crée mon propre enfer ?!
- Parce que tu as oublié qui tu es réellement. Tu CROIS que tu es victime. Tu CROIS que tu es une pauvre créature. Tu CROIS que tu as besoin d’un sauveur « extérieur ». Donc tu ne vois pas que tu es responsable.
Et comment me souvenir de qui je suis réellement ?
- Commence par arrêter d’avoir peur. Peur de la mort, peur du jugement des autres, peur de l’inconnu… Je vais te montrer ce que ta peur t’a fait faire jusqu’à présent.
Acte 2 : La peur
- Quand tu ne veux pas aller à l’école car tu sais que tu pourrais t’épanouir en faisant autre chose mais que tu y vas quand même… C’est parce que tu as peur de tes parents, du regard de la société, peur de ne pas avoir de diplôme peur de ne pas trouver un travail et donc tu consens à perdre des années précieuses de ta vie en allant à l’école.
- Quand tu trouve que ton patron et ton salaire sont injustes mais que tu reste quand même dans cette entreprise… C’est parce que tu as peur de te retrouver sans argent, peur de l’inconnu et donc tu consens à sacrifier ton bien être et ta santé sans rien changer.
- Mais ce que tu oublies, c’est que c’est toi qui créés ta propre vie, c’est toi qui vas te créer un travail et une place dans la société en laissant ton être s’exprimer, en étant en accord avec toi-même.
Mais sans la peur, on fonce droit vers le danger ! La peur est là pour nous permettre de survivre !
- C’est ton égo qui dis ça. L’égo veille à ta survie. L’égo parle fort et il veut tout, tout de suite. Dans ta condition animale la peur t’as permis de survivre jusqu’à aujourd’hui. Mais tu dois te souvenir que ton animalité n’est qu’une étape dans ton évolution. Tu sers actuellement de transition entre l’animal inconscient et le créateur conscient. C’est pour cela que tu es venu à ma rencontre.
Tout ça ne correspond absolument pas à tout ce que j’ai appris. Pourtant à t’écouter, j’ai le sentiment que c’est la vérité ! Et que tout ce que j’ai vécu avant… N’était qu’une illusion, un grand mensonge ! Je comprends maintenant que la peur conduit à donner son consentement pour la soumission à autrui, l’obéissance aux autorités extérieures et la répression de sa personne. En fait si on ne se sent pas libre c’est parce qu’on a peur ! mais en réalité on a été libre de consentir à nos malheurs… du moins si on est réellement doté de libre arbitre.
- Ne plus donner ton consentement est le premier pas pour devenir l’être créateur et éternel que tu es réellement.
Acte 3 : Le consentement
D’accord, mais si je ne consens pas à certaines choses, je serai forcément puni ou privé de mes droits ! Alors comment faire pour garder mon intégrité physique et morale ?
- Voir uniquement la carotte ou le bâton c’est être encore une victime. Un être créateur et éternel ne se limite pas à ce qu’on lui propose, il voit les choses différemment et il agit en concordance. Il crée sa réalité avec plein de nouvelle possibilités. Lorsqu’il s’abstient de donner son consentement, il manifeste aussitôt toute sa puissance créatrice.
Je dois donc dire non et m’opposer à ce qu’on pourrait m’imposer ?
- Dire non c’est déjà reconnaître d’autres autorités que celle de ton âme.
Mais qui va donc reconnaître l’autorité de mon âme ? Je ne suis personne moi…
- C’est toi ! Toi seul peux obéir à son autorité et c’est la seule autorité à qui tu dois obéir pour devenir l’être créateur et éternel que tu es réellement.
Je ne suis pas tout à fait convaincu… si tout le monde obéissait à ses désirs, rien ne garanti que le monde s’en portera mieux et rien n’assure que chacun sera responsable et agira avec bienveillance.
- Obéir à ses désirs c’est obéir à l’égo et l’égo désire la séparation. Jusqu’à présent, ce qui t’a permis de survivre, c’est de croire qu’il y a toi et qu’il y a tout le reste, tout ce qui n’est pas toi ou séparé de toi. Cette séparation t’as permis de surmonter des obstacles, de résister ou de t’adapter à ton environnement : le monde extérieur. Mais cela t’a aussi fait croire que l’autorité, que le pouvoir souverain est à l’extérieur de toi. Et c’est précisément à cause de cette séparation, de ce mensonge que tu te vois comme une pauvre créature impuissante qui a besoin de sécurité et de protection : une victime. Or maintenant l’égo ne suffit plus pour ton évolution.
Mais je suis bel et bien séparé de tout ça, quand je vais mourir les autres continueront à vivre ! Et concernant l’autorité extérieure, supposant que je ne lui accorde pas ma reconnaissance elle aura quand même un pouvoir sur moi, me nuire ou carrément m’éliminer ! Ce qui fait de moi un être impuissant.
- La réalité, c’est que tu es l’être créateur et éternel. Tout le monde l’est aussi. Mais tu l’as oublié. Ce que tu appelles « mourir » ne fait pas de toi un être impuissant : si tu refuse d’obéir ou de donner ton consentement à une autorité extérieure même sous menace de mort, c’est toi le tout puissant car elle n’a pas eu ton consentement et n’a pas été reconnu. Tu viens d’exprimer ton pouvoir créateur en créant ta réalité, tu deviens Libre.
Libre mais mort !
- La mort est une illusion, une vieille habitude, une peur injustifiée dont tu peux te débarrasser à présent car tu as ce qu’il faut pour récupérer ta souveraineté.
Acte 4 : La souveraineté (de l’individu)
Donc si je comprends bien, il suffit de ne plus avoir peur, de ne plus donner son consentement à ce qui contredit nos aspirations et ont devient souverain et libre ?
- La souveraineté individuelle est l’obéissance à l’autorité de l’âme. Ton âme ne parle pas fort. Elle dit ce qu’il faut faire mais ne dit pas pourquoi. En apprenant à penser, parler et agir en être éternel et créateur que tu es, tu pourras transformer tes peurs en amour, découvrir que la vie a un sens, trouver la paix et la joie, et connaître la jeunesse, la santé et l’immortalité.
Je pense que j’y suis… Pour sortir du vieux monde de l’illusion et prendre conscience de la vérité, je dois voir les choses différemment et agir en concordance. Mon âme est immortelle tandis que mon égo et la mort qu’il cherche juste à repousser n’existent que dans le monde de l’illusion.
- Sans l’action, la démarche de conscience est incomplète.
Je me sens libéré à présent.
- Alors je te pose la question : te souviens-tu de qui tu es ?
Acte 5 : Je me souviens de qui je suis
Je suis un être souverain et responsable de mes actions et de tout ce qui m’arrive. Je suis le créateur suprême de l’univers et sa création à la fois. Voilà mon identité véritable !

Les idées développées dans ce texte sont basées sur les travaux de Ghis ainsi que mes propres réflexions qui ont muri en découvrant le site de Personocratia : https://www.personocratia.com/

Silver Shaman

/ 24/10/2017 /
Une illustration où j'ai repris un personnage que j'avais imaginé avant, une sorte de shaman/yogi avec des cornes de cerf et une queue de renard. Ce personnage a eu beaucoup de succès sur Behance, du coup je lui ai donné vie à travers ce poster. 

C'est aussi disponible en ventes sur le site Displate ici :
https://displate.com/displate/352974




Halal SM - Extrait (9 planches)

/ 13/07/2015 /
Dans un cartier, plusieurs familles musulmanes ont recours à des pratiques sadomasochistes pour résoudre leurs problèmes de ménage.

Cette BD humoristique/érotique/sociétale raconte le passé et le quotidien de quatre familles élargies faisant partie de la communauté musulmane d’une ville cosmopolite dans une société fictive et contemporaine.
Cette société est atypique à différents niveaux : le mariage n’existe pas légalement mais il est remplacé par un "contrat domestique" réunissant deux personnes ou plus, absence des noms de famille, équipes sportives mixtes… Ainsi que d’autres différences politico-économiques.

Voici les neuf premières planches de la BD :











Sharing some new stuff !

/ 01/12/2014 /
Bonjour tout le monde 
Voici un extrait de la BD que j'illustre en ce moment. Le premier chapitre sera disponible en ligne une fois terminé 
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Hello everyone 
Here is an excerpt of the comics I am illustrating. The first chapter will be available online once completed 


Une semaine à Tigzirt

/ 29/10/2014 /
Vendredi 1 août 2014 (Ruines, la ville, Chêne Liège, Amarsgus, Cardère Sauvage)
C’est mon deuxième jour à Tigzirt, une commune de Tizi Ouzou. C’est une ville côtière entourée de grandes collines. Tigzirt, ou île en kabyle doit son nom à une petite île qui se tient devant la ville, comme un gardien bien veillant. C’est sans doute pour l’emplacement stratégique de la ville que les romains et les byzantins y ont éluent domicile durant quelques siècles d’ailleurs la ville regorge de ruines plus ou moins bien conservés. J’en ai déjà visité deux dont la "Grande basilique chrétienne de Tigzirt" (Vème siècle AP.J.C). On est très vite tenté d’imaginer la ville à une époque lointaine avec ses bâtisses en pierre et ses ruelles pavées, des carrosses par-ci et des marchands par-là, du poisson frais, de la poterie et pourquoi pas quelques illuminés qui se donnent en spectacle au milieu de la foule. Mais très vite aussi, on revient à la réalité avec un pincement au cœur en voyant l’état actuelle de la ville qui n’est pas très différent de  la plus part des villes algérienne : décharges, saleté et constructions carnavalesques hormis quelques exceptions. Ce constat alarmant est atténué par la sympathie des gens et leur joie de vivre. En effet, on sent tout de suite que les habitants de Tigzirt sont habitués aux touristes et font de leur mieux pour en attirer d’avantage : hôtels, restaurants, boutiques de souvenirs…

côte tigzirt
La côte de Tigzirt.

port et île de tigzirt
Le port et l'île de Tigzirt.
ruines romaines byzantines

ruines romaines byzantines


Etrangement, le climat est sec pour une ville côtière, un bon point car on transpire peu malgré la chaleur. En chemin pas très loin de la ville j’ai aperçu une petite forêt de Chêne Liège qui contraste avec le reste du paysage qui est essentiellement constitué de collines rocheuse parsemées de buissons et d’arbustes. Je prévoie de faire quelques identifications des plantes endémiques de la région. J’ai aussi recensé 5 fleuves pour l’instant que je n’ai pas encore visités.

La ville compte aussi pas mal de plages et de criques, j’en ai visité deux pour l’instant. Il y a aussi un port de plaisance nouvellement aménagé avec une grande place et une aire de jeux ou les gens peuvent venir seuls, entre amis ou en famille pour se détendre en prenant un café ou simplement en pêchant du bon poisson. On ne manquera pas d’apercevoir les jolies petites cabanes de pêcheurs aménagés en petit cartier juste au bord de l’eau.

Je lis sur internet qu’une fameuse plante médicinale "Amarsgus" (en kabyle) serait endémique de la région. C’est une sorte de dipsacus à ne pas confondre avec le Cardère Sauvage (Tagga n-lexla), car les feuilles de Amarsgus ne poussent  jamais sur un même endroit de la tige de la plante, elles sont distantes l'une de l'autre, ses racines sont de couleur noire très dures à récolter. En coupant en petits morceaux ces racines et en les faisant bouillir on obtient une pommade de couleur "beige" qui vire vers le marron parfois. Cette pommade est souvent préparée dans tous les villages kabyles pour soigner les brûlures (premier, second et même troisième degré). Elle est également utilisée  dans la cosmétique par les femmes. Je prévoie donc de faire une petite randonnée pour essayer de la trouver.


Samedi 2 août 2014 (colline, Aunée Visqueuse, Aubépine)
Je rentre tout juste d’une petite balade. Je suis allé inspecter une colline dans les alentours. J’ai dû traverser une décharge puis arrivé au pied de ma destination, je me fixe comme objectif d’atteindre le sommet. Après quelques petits sauts, 2 ou 3 mètres d’escalade, j’arrive finalement au sommet. Pas la peine de vous décrire le sentiment de fierté que j’ai ressenti quand, en cours de route, j’ai appliqué sur mes petites égratignures de l’Aunée Visqueuse (Magramene) qui est d’ailleurs très répandue dans cette région, on en trouve partout. Il parait que l’Aubépine (de son nom local Idmim qui donne le fruit appelé Za3ror) est elle aussi très abondante en Kabylie. Il m’a semblé en apercevoir au bord de la route avant-hier, j’attends d’y retourner pour confirmer si c’est bien la plante en question. Jusqu’ici malheureusement aucune trace de Amarsgus. J’ai quand même cueillis quelque échantillon de plante que j’identifierai plus tard.


lentisque pistachier
Lentisque pistachier.

Ronce commune
Ronce commune.












































Lundi 4 août 2014 (Ronce Commune, fleuve, corbeau, fennec, vautour)
Aujourd’hui c’était magnifique ! J’ai pris mon sac à dos vers 8:10 du matin avec comme objectif d’atteindre le fleuve que j’ai aperçu le premier jour de mon arrivée à Tigzirt. J’ai d’abord parcouru toute la ville et j’en ai profité pour cueillir des mûres. En effet, je comprends maintenant pourquoi on dit que la Ronce Commune (Rubus Fruticosus) est une plante envahissante ! On la trouve partout, il suffit de poser le regard quelque part et hop ! Des mûres à profusion ! Bizarrement, les gens ici n’ont pas l’air d’y prêter la moindre attention, même les oiseaux s’en moquent ! Moi par contre j’ai bien remplis mon sac de ses appétissantes baies, je prévoie d’en faire de la confiture. Quant aux propriétés médicinales de cette plante : on sait que les feuilles séchées et les jeunes pousses fermentées sont utilisées en tisanes pour leurs propriétés astringentes. Elles apportent du tannin et de la vitamine C. Je confirme par la même occasion que l’Aubépine est bel et bien présente en abondance dans cette région.

mûrons
C'est meilleur en confiture !











En ville je me suis un peu égaré. J’ai demandé mon chemin à un vieil homme qui a eu la gentillesse de m’accompagner pour me montrer le chemin, j’ai essayé de lui demander où est-ce que je pouvais trouver Amarsgus, la fameuse plante, mais il n’avait pas l’air de me comprendre. Je continue donc mon aventure en suivant la route nationale qui longe la côte en direction de l’Est. Je m’achète une pomme et une banane que je pourrais déguster une fois arrivé au fleuve. Soudain, un étrange sentiment m’envahi ! Je suis à des centaines de kilomètre de ma maison à Oran et de ma petite vie sédentaire, je marche sous un soleil de plomb vers l’inconnu dans une région où je ne comprends même pas la langue. C’est ça ! Voilà ce que je recherche depuis toujours, le sentiment d’être en vie, d’être livré à moi-même où je ne pense qu’à ma survie, tous mes sens sont à l’affut du moindre danger. C’est bien plus intense que ces jeux vidéo auxquels j’aime bien jouer de temps en temps ! Je commence également à ressentir des douleurs aux pieds après 3 heures de marche. Je me motive en pensant à l’eau fraiche du fleuve où je pourrais marcher pied nu et me rafraîchir la tête. En chemin j’aperçois deux magnifiques corbeaux à quelques mètres de ma position, un couple peut-être. Dommage je n’ai pas été assez rapide pour les prendre en photo.

Une demi-heure plus tard j’arrive finalement à destination. Je descends hâtivement au cours d’eau, j’enlève mes chaussures et je trempe directement mes pieds dans l’eau. Quel plaisir ! Le temps de me rafraichir et de manger, j’entame l’exploration du lieu. Je remonte le courant en sautillant sur des pierres, je tombe sur mes amis les grenouilles, elles plongent aussi tôt dans l’eau. Je trouve aussi un charmant crabe d’eau douce. J’espère puérilement tomber sur un petit trésor perdu ou des pépites d’or mais rien, que des cailloux sans valeur… Finalement je me décide à quitter ce petit coin de paradis et je reprends le chemin du retour. Pas question de marcher, je vais faire du stop !





Crabe d'eau douce
Crabe d'eau douce.


L’après-midi, je suis retourné au port pour faire un tour aux boutiques de souvenir. Je m’achète une belle bague en argent. Je tombe aussi sur un mignon petit fennec qui faisait une sieste. Il appartient au propriétaire d’une khaïma. Il avait aussi un vautour. Je les prends en photo.

fennec


vautour








































Et pour conclure ce poste, voici quelque photos :

port de tigzirt

port de tigzirt

port de tigzirt

Maisons de pêcheur au port de tigzirt
Maisons de pêcheurs au port de Tigzirt.

port de tigzirt

île tigzirt
La fameuse petite île de Tigzirt.

île tigzirt
Un peu d’escalade !

île tigzirt
Il fait trop chaud...

 
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